Que pensez-vous des mesures gouvernementales destinées à faire de l’agriculture un levier de développement ?

Le FNDA est un outil très innovant que le gouvernement de Patrice Talon a mis en place pour aider les promoteurs agricoles à plus développer le secteur. Lorsque nous ne trouvons pas de financement agricole pour les promoteurs, nous ne pouvons pas booster l’agriculture au Bénin. Donc, cet outil est venu pour booster le développement agricole. Bien-sûr qu’au départ, les choses vont paraître un peu lentes parce que tout le monde n’est pas encore servi. Mais progressivement, les choses vont aller pour le mieux, au grand bonheur des promoteurs, des Systèmes Financiers Décentralisés et autres.

Après la signature du contrat de partenariat avec le FNDA, qu’est-ce qui est fait à votre niveau pour faciliter l’accès des exploitants agricoles au crédit ?

A notre niveau, nous passons l’information aux promoteurs et nous les accompagnons par le financement. Je peux d’ores et déjà vous dire que nous finançons les exploitants agricoles. Compte tenu de la trésorerie, c’était limité. Mais aujourd’hui, nous avons augmenté le volume au sein de notre institution. Ce qui nous permet de pouvoir travailler avec beaucoup plus de promoteurs. Mais chaque institution a ses spécificités. Nous sommes plus dans le domaine agricole et nous avons aujourd’hui, grâce au FNDA, plus de promoteurs agricoles dans notre portefeuille.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous-êtes confrontés ?

Parlant des difficultés, nous remarquons qu’il y a de promoteurs, surtout des jeunes, qui n’ont pas la garantie adéquate. Donc, il urge de réfléchir à d’autres mécanismes par lesquels nous pouvons les aider. Parce que non seulement, ils ne disposent pas de titres fonciers, mais aussi les parents n’en disposent pas. Voilà la principale difficulté à laquelle il faut réfléchir à trouver de solution.