L’agriculture béninoise reprend des couleurs. Les prochaines saisons se présentent sous d’heureux auspices. Et cela, grâce à l’opérationnalisation du Fonds National de Développement Agricole (FNDA), un instrument inclusif de développement communautaire. Conçu pour promouvoir l’entrepreneuriat agricole, le FNDA vise avant tout, à renforcer la compétitivité de l’agriculture dans d’autres filières que le coton ; un objectif particulièrement déterminant pour assurer la diversification voulue de l’économie, tout en continuant de s’appuyer sur les ressources naturelles du pays. Au-delà du soutien financier, le Fonds intervient dans la diffusion de meilleures pratiques environnementales et sociales pour accentuer le développement communautaire.

Aujourd’hui, le défi à relever est d’accompagner le développement d’une agro-industrie durable et communautaire. Le FNDA œuvre pour l’évolution vers une agriculture durable répondant au mieux aux besoins et aux sollicitations du marché domestique, de l’industrie agroalimentaire et des marchés de la sous-région. Le soutien du Fonds favorise le développement communautaire, notamment la localisation des zones de production agricole ainsi que la construction d’infrastructures socio-communautaires dont les pistes de desserte rurale, des aménagements hydroagricoles, la construction de marchés, de magasins, de hangars et d’unités de transformation.

Si la valeur ajoutée du FNDA est d’appuyer l’offre bancaire locale en apportant aux entrepreneurs et exploitants agricoles des subventions, au fil des projets, les acteurs du secteur développent une chaine de valeur locale et améliorent l’accès aux biens de première nécessité. Le FNDA met en valeur des zones à fort potentiel en terres fertiles non ou peu exploitées et permet l’amélioration des revenus des populations cibles à travers la promotion des filières prometteuses et le développement de l’entreprenariat agricole. Les femmes et les jeunes y trouvent leur compte. Nul doute que la démarche du FNDA favorise une agriculture moderne, basée sur le modèle paysan, solidaire et communautaire, en repensant la culture des terres et en s’appuyant sur le tissu local.